Se motiver à écrire


Ce mois-ci commence le NaNoWriMo (National Novel Writing Month), un projet d’écriture organisé par une association à but non lucratif qui encourage les participants à écrire un roman de 50.000 mots minimum. Une initiative qui s’est transformée en challenge au fil des années, au même titre que Inktober, qui s’est déroulé en octobre, et qui rassemble les dessinateurs autour d’une liste de thèmes quotidiens à illustrer.

Chaque année, au mois de novembre, vous pouvez vous mettre au défi de remporter ce pari fou, mais motivant : tel est le but de cet évènement. Il n’y a pas de règles et vous pouvez arranger l’objectif selon vos ambitions.

Pour la première fois, j’ai décidé de relever le défi, mais au lieu d’écrire un roman, je le réaliserai sous forme de roleplay avec une amie qui tente elle aussi l’expérience. Je serais plus que fière de parvenir à 50.000 mots, mais je refuse pour autant d’en faire une compétition. Il n’y a pas de course et de classement. Je ne cherche qu’à surpasser moi-même !

Je vois dans ces challenges une façon de s’encourager pour lier l’utile à l’agréable. Si vous avez un projet en cours (roman, scénario...), c’est le moment d'accélérer son processus ou de le reprendre si vous aviez arrêté, et même le finir. C’est la participation de milliers de personnes qui pousse à la réussite. Or, le vouloir est une chose, s’y mettre, une autre. Vous pouvez avoir envie, mais manquer d'inspiration, ou inversement. Dans tous les cas, regarder votre feuille blanche sans rien faire ne vous servira à rien, sinon à vous décourager. Il faut trouver la mo-ti-va-tion.

J’ai d’abord pensé à vous faire une liste exhaustive de méthodes et de conseils pour combattre la feuille blanche, mais j’ai peur de ne jamais en voir le bout. Chaque personne a sa ou ses façons de procéder : une méthodologie unique qu’il convient à vous de trouver ! Je préfère alors vous parler de mes techniques, rituels et autres manies qui m’aident à écrire. Vous retrouvez très certainement des similitudes ou d’étranges tocs.

Avant toute chose, je suis principalement une écrivaine rôliste. Je n’ai pas les mêmes conditions ou libertés qu’un romancier ou qu'un scénariste. C’est logique, me direz-vous, mais c’est important d’en avoir conscience. J’ai eu une période où j’étais persuadée devoir mettre autant de rigueur dans mes écrits qu’un auteur de romans, ce qui me demandait énormément d'efforts, car je me bats avec la langue française depuis mes premières années de scolarité. Et ma guerre n’est d’ailleurs toujours pas finie… De nature relativement laxiste, j’ai décidé d’abandonner. Tant pis pour mes partenaires amateurs de Molière! Je préfère me concentrer sur le fond que sur la forme. Je ne dis pas que les deux sont incompatibles. J’ai choisi la facilité, car je préfère écrire à une cadence soutenue et spontanée.


Première étape : la réflexion. J’accorde énormément d'importance à la phase préparatoire, car c’est de là que part ma motivation. J’ai besoin de me projeter. Si c’est pour du RPG, j’ai besoin de visualiser la situation, de la jouer dans mon esprit comme une pièce de théâtre. Si c’est un texte explicatif, ou un article comme celui-ci, je raconte d’abord ce que j’ai à dire dans ma tête, parfois même je le raconte à mon entourage avant de me lancer. Je suis sûre que vous voyez déjà le problème de ma technique... tout se passe dans ma tête. J’ai un esprit hyperactif, mais un comportement d’ursidé et la maladie du siècle : la flemme. Je ne prends pas note de mes idées et j’oublie très vite tant tout se bouscule là-haut. J’essaye de faire l’effort, particulièrement quand j’enchaîne les réponses avec un partenaire rôliste. J’écris en priorité les dialogues, par exemple, parce que j’ai tendance à articuler mon action autour de ça.


Deuxième étape : l’environnement. Certaines personnes ont la capacité d’écrire n’importe où, n’importe comment. Pas moi. Je suis devenue assez flexible avec le temps, mais les facteurs sont toujours les mêmes. Il me faut à tout prix de la musique, si possible avec un casque pour m’isoler du monde. Je dois aussi être seule ou sûre que personne ne viendra m’embêter. Une fois seule avec moi-même et ma feuille blanche, ma dernière source de distraction reste Internet. J’ai installé récemment une extension de navigateur qui bloque des sites choisis. Je ne l’utilise pas à tous les coups, mais c’est un outil qui s’est révélé efficace plus d’une fois. Voilà donc l’essentiel : de l’isolement et de la concentration. Si ces conditions sont remplies, je peux écrire sur ordinateur ou téléphone, chez moi, au travail, dans les transports, ou sur un banc, peu importe.

Tout cela alimente ma motivation. Je ne dirais pas que ce sont des méthodes infaillibles qui m’assurent une productivité maximale. C’est de se mettre dans des conditions idéales, tant mentales que physiques, qui facilite le passage à l’acte. Je n’ai pas parlé des facteurs comme la fatigue ou la maladie, que j’ai souvent voulu ignorer au profit d’une meilleure productivité. Ne le faites pas, que vous écrivez par passion ou pour le travail.

Pour cet article, j’ai mis plus de trois jours à me poser pour l’écrire alors que la rédaction ne m’a pris que quelques heures. J’ai pris mon temps, parce que j’ai préféré faire ce dont j’avais envie. J’ai continué la série que j’ai commencée il y a une semaine, j’ai travaillé sur d’autres projets créatifs, et j’ai aussi pris le temps de me reposer, parce que je suis en congé. J’ai priorisé mes envies pour qu’aucune d’entre elles ne soit une obligation.


C’est le point essentiel avec lequel je voulais finir. Écrire ne doit pas être une corvée. Il n’y a plus de plaisir si ça devient une obligation. Ne vous faites pas piéger et posez-vous toujours la question. Ce conseil est applicable à n’importe quelle passion. Ne laissez pas l’écriture devenir une source de stress et de pression.

Écoutez vos envies et n’oubliez pas de vous amuser !

Kim
Présentation de l'auteur.e :
“ Responsable de la circulation ferroviaire et potentiellement de votre retard au travail ce matin, community manager de l’Instagram de son chien Loulou et testeuse chevronnée de lieux improbable où dormir. Kim a longtemps suivi XOOGGE dans l’ombre avec admiration avant de devenir rédactrice parce qu’elle s’est rendu compte qu’elle avait toujours quelque chose à dire sur les forums rpg. Quand elle ne créé pas un énième tableau Pinretest d’inspiration, il est certain qu’elle s’est perdue sur le dernier jeu de gestion qui va mener sa vie sociale à sa perte. ”

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